Beam Products
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MB-LED-150W
UGS :
LB-10R-280W-OSRAM
LYRE BEAM 7R 230W
5.0
UGS :
LB-7R-230W
Beam Moving Head
Projecteurs PAR LED
LED Wash Moving Head
Deux écrans annoncés « P3 » peuvent donner un résultat radicalement différent dans la même salle. Le pitch d’un écran LED géant n’est qu’une donnée parmi celles qui décident du rendu final : la distance de vision, la résolution réellement obtenue, la luminosité, la fréquence de rafraîchissement et la capacité du processeur vidéo comptent tout autant.
Ce guide explique comment une dalle LED est construite, comment se calcule le pas de pixel, et comment dimensionner un mur LED complet — surface, résolution, poids, puissance électrique et chaîne de signal. Les calculs sont volontairement montrés : ce sont eux qui permettent de comparer deux devis sur des bases identiques.
Les valeurs chiffrées de ce guide proviennent d’un modèle réellement distribué par LED Audio Pro au Maroc, l’écran LED P2.6 UGNⅡ Unilumin, et de ses processeurs associés. Elles servent d’exemple de méthode : chaque modèle a ses propres caractéristiques, à vérifier sur sa fiche technique.
Un écran LED géant n’est pas un écran d’un seul tenant. C’est un assemblage modulaire, et comprendre cet emboîtement évite la majorité des malentendus lors d’un devis.

Le premier niveau est la LED elle-même. En intérieur, il s’agit le plus souvent de LED SMD, où les trois puces rouge, verte et bleue sont réunies dans un même boîtier ; sur les pas très fins, la technologie COB, qui encapsule les puces sous une résine protectrice, devient courante.
Le deuxième niveau est le module : une petite carte qui porte les LED et leurs circuits de commande. Sur le P2.6 pris en exemple ici, chaque module mesure 250 × 250 mm.
Le troisième niveau est le cabinet, souvent appelé dalle : un châssis rigide qui reçoit plusieurs modules, une alimentation et une carte de réception. Le format le plus répandu en location comme en installation fixe est le 500 × 500 mm, soit 0,25 m² par cabinet, avec quatre modules.
Le quatrième niveau est le mur : l’assemblage des cabinets, verrouillés entre eux, alimentés en série et reliés par un réseau de données.
Ces trois technologies sont régulièrement confondues. Un écran LED émet sa propre lumière : il fonctionne en pleine lumière ambiante, se décline à n’importe quelle taille et n’a pas de bordure visible entre les modules. Un mur de dalles LCD est plus abordable en petites surfaces mais conserve un liseré entre les écrans. Un vidéoprojecteur reste pertinent pour les très grandes images en salle sombre, avec un coût d’entrée plus bas, mais il perd rapidement en contraste dès que la lumière ambiante monte.
Le pitch, ou pas de pixel, est la distance entre les centres de deux pixels voisins, mesurée en millimètres. C’est une distance physique, pas une résolution : elle ne dit rien de la taille de l’écran, seulement de la finesse de son maillage.
Les appellations commerciales sont arrondies. Un écran vendu comme « P2.6 » a en réalité, sur le modèle Unilumin UGNⅡ que nous distribuons, un pas de 2,604 mm. Cet écart n’est pas anecdotique : c’est lui qui explique qu’un cabinet de 500 mm porte exactement 192 pixels de côté et non 192,3.

La formule est simple et se vérifie en deux opérations :
Pixels par mètre linéaire = 1000 ÷ pitch (mm) — soit 1000 ÷ 2,604 = 384 pixels par mètre.
Pixels par mètre carré = (1000 ÷ pitch)² — soit 384 × 384 = 147 456 pixels/m².
Cette densité est la donnée qui conditionne le prix, la consommation, le poids de l’électronique et la charge du processeur vidéo. Diviser le pitch par deux multiplie le nombre de pixels par quatre.
La règle empirique la plus utilisée dans l’industrie, notamment documentée par Barco, veut que la distance de vision optimale en mètres soit environ égale au double du pitch en millimètres. Un pitch de 2,6 mm correspond donc à une distance de confort d’environ 5 m ; un pitch de 3,9 mm à environ 8 m.
Cette règle donne un seuil bas, pas une vérité absolue. En pratique, nous retenons une fourchette de 2 à 3 fois le pitch : au-delà de cette distance l’œil ne distingue plus la trame, en deçà il commence à percevoir les points. Les applications critiques — régie, contrôle, studio — demandent une évaluation sur site, car le contenu diffusé (texte fin, graphiques, plein écran vidéo) déplace nettement le seuil acceptable.
| Pitch | Distance minimale de confort | Distance idéale | Usage typique |
|---|---|---|---|
| P1.5 | ≈ 3 m | 4 à 5 m | Salle de réunion, régie, showroom |
| P1.9 | ≈ 3,8 m | 5 à 6 m | Salle de conférence, hall d’entreprise |
| P2.6 | ≈ 5,2 m | 6 à 8 m | Auditorium, hôtel, salon, scène rapprochée |
| P2.9 | ≈ 5,8 m | 7 à 9 m | Événementiel intérieur, salle polyvalente |
| P3.9 | ≈ 7,8 m | 9 à 12 m | Scène, concert, grande salle |
| P4.8 | ≈ 9,6 m | 12 à 15 m | Scène extérieure, grand événement |
| P6 | ≈ 12 m | 15 à 20 m | Façade, affichage extérieur |
| P10 | ≈ 20 m | 25 à 30 m | Panneau publicitaire, stade |

Payer un pas trop fin pour une salle où personne ne s’approche à moins de dix mètres revient à acheter une résolution que l’œil ne verra jamais, tout en augmentant le prix, la consommation et la charge du processeur. À l’inverse, un pas trop large sur un mur d’accueil placé à trois mètres du visiteur rend le texte illisible et la trame apparente. La distance réelle du premier spectateur est la première donnée à mesurer, avant même la surface.
Nos écrans LED géants professionnels sont sélectionnés sur ce critère : le pas retenu doit correspondre à la salle, pas à une fiche technique.
Un mur LED se construit par multiples de cabinets. Avec un format 500 × 500 mm, les dimensions possibles progressent par pas de 50 cm : 4,50 m ou 5,00 m de large, mais pas 4,73 m. Il faut donc partir de la surface visée, la convertir en nombre entier de cabinets, puis vérifier que le résultat entre dans la salle et respecte le ratio d’image souhaité.
La résolution du mur est le produit du nombre de cabinets par leur définition. Elle doit être confrontée à la source vidéo : un mur de 1 920 × 1 152 pixels affiche parfaitement une source 1080p en largeur, avec une bande supplémentaire en hauteur qu’il faudra habiller ou recadrer. Un mur dont la résolution ne correspond à aucun format standard demandera une mise à l’échelle par le processeur, opération qui dégrade légèrement le texte fin.
Le bas de l’écran doit rester visible depuis les derniers rangs. Dans une salle assise à plat, un bas d’écran à moins de 1,20 m du sol sera masqué par les têtes des premiers rangs. En configuration debout, on relève généralement l’ensemble.
Toutes les valeurs ci-dessous découlent des caractéristiques du modèle Unilumin UGNⅡ P2.6 : cabinet 500 × 500 mm, 192 × 192 pixels, 8,6 kg, 40 W en moyenne et 120 W en crête.
| Paramètre | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Nombre de cabinets | 10 en largeur × 6 en hauteur | 60 cabinets |
| Surface | 60 × 0,25 m² | 15 m² |
| Résolution | (10 × 192) × (6 × 192) | 1 920 × 1 152 px, soit ≈ 2,2 Mpx |
| Poids | 60 × 8,6 kg | 516 kg, soit 34,4 kg/m² |
| Consommation moyenne | 60 × 40 W | 2,4 kW |
| Consommation crête | 60 × 120 W | 7,2 kW |
| Processeur nécessaire | 2,2 Mpx à couvrir, 60 cabinets à répartir | Un processeur de 6,5 Mpx suffit largement |
| Distance de confort | 2,604 × 2 à 3 | 5 à 8 m |

Ce tableau est le cœur d’un dossier de dimensionnement : il permet de vérifier, avant commande, que la salle supporte le poids, que le tableau électrique supporte la crête et que le processeur retenu couvre la surface.
La luminosité s’exprime en candelas par mètre carré (cd/m², couramment appelées nits). Les ordres de grandeur ci-dessous sont ceux couramment retenus sur le marché ; la valeur exacte doit toujours être lue sur la fiche du modèle considéré.
| Environnement | Luminosité courante | Remarque |
|---|---|---|
| Auditorium, salle sombre | 600 à 1 000 cd/m² | Une luminosité excessive fatigue le spectateur |
| Salle éclairée, hall, hôtel | 800 à 1 500 cd/m² | Cas le plus fréquent en intérieur |
| Vitrine derrière un vitrage | 2 500 à 4 000 cd/m² | Le vitrage et les reflets font perdre beaucoup |
| Extérieur abrité, ombre | 3 000 à 4 500 cd/m² | Dépend de l’orientation |
| Extérieur plein soleil | 5 000 à 8 000 cd/m² | Orientation sud et été marocain : viser le haut de la fourchette |
Le modèle P2.6 pris en exemple est annoncé à 800 cd/m² : une valeur cohérente avec un usage intérieur, et clairement insuffisante pour une façade exposée.
En intérieur, un écran trop lumineux devient inconfortable, consomme davantage et vieillit plus vite, puisque les LED sont poussées plus haut. Un écran d’intérieur se règle d’ailleurs rarement à 100 % : on travaille souvent entre 40 et 70 % de sa capacité, ce qui prolonge sa durée de vie et stabilise la colorimétrie.
Les LED d’un même modèle varient légèrement d’une production à l’autre. Deux commandes espacées de plusieurs mois peuvent présenter un écart de teinte visible une fois les cabinets côte à côte. Deux précautions s’imposent : commander l’écran et son extension dans le même lot lorsque l’agrandissement est prévu, et conserver le rapport de calibrage fourni par le fabricant.
L’œil humain ne perçoit pas de différence au-delà de quelques centaines de hertz. Une caméra, elle, échantillonne l’image à une vitesse d’obturation donnée : si l’écran s’éteint et se rallume plus lentement que ce que la caméra échantillonne, des bandes sombres défilantes apparaissent à l’image.
Les usages généralement retenus dans le secteur sont les suivants : 1 920 Hz pour de l’affichage sans caméra, 3 840 Hz pour l’événementiel, le direct et la captation multicaméra, 7 680 Hz pour la production virtuelle et les tournages en haute cadence. Le modèle P2.6 que nous distribuons est annoncé à 3 840 Hz.

Le chiffre de la fiche technique correspond à une mesure à pleine luminosité. Or la modulation de largeur d’impulsion, qui règle l’intensité de chaque LED, réduit le nombre d’impulsions effectives à mesure qu’on baisse la luminosité. À 20 ou 30 % de puissance — situation courante en studio — une dalle annoncée à 1 920 Hz peut se mettre à scintiller alors qu’elle semblait irréprochable en test à pleine puissance.
Deux paramètres complémentaires méritent d’être demandés au fournisseur : le mode de balayage (un scan 1/8 laisse plus de temps d’allumage par ligne qu’un 1/16) et la référence du circuit de commande. Les circuits récents intègrent des techniques de répartition aléatoire des impulsions qui cassent les motifs périodiques détectés par les capteurs.
Même avec un écran adapté, quelques réglages restent indispensables : synchroniser la vitesse d’obturation avec la fréquence de l’écran, éviter les obturateurs très rapides, et surveiller le moiré, qui apparaît lorsque la trame des LED entre en interférence avec la matrice du capteur. Un léger défaut de mise au point sur l’écran, ou un simple déplacement de la caméra, suffit souvent à l’éliminer.
Notre règle de travail : dès qu’une caméra ou une diffusion en direct est prévue, nous ne descendons pas sous 3 840 Hz, et nous demandons systématiquement un test de captation à faible luminosité avant validation.
La chaîne complète comporte quatre maillons : la source (ordinateur, régie, lecteur, caméra), le processeur vidéo LED qui met l’image à l’échelle du mur et la découpe, le réseau de données en Ethernet ou en fibre, et les cartes de réception installées dans chaque cabinet, qui pilotent les modules.
Un processeur se choisit sur deux critères : le nombre total de pixels qu’il peut piloter, et le nombre de ports de sortie disponibles. À titre d’exemple, le NovaStar VX1000 couvre 6,5 millions de pixels sur 10 ports Gigabit, et le NovaStar VX2000 Pro 13 millions de pixels sur 20 ports.
Sur notre exemple de 5 × 3 m, le mur totalise 2,2 millions de pixels : un VX1000 laisse une marge confortable pour un agrandissement futur. Le raisonnement inverse est tout aussi utile : un processeur de 6,5 Mpx pilote, en P2.6, jusqu’à environ 44 m² d’écran.

Chaque port Gigabit alimente une chaîne de cabinets, dans la limite de la bande passante. Sur le P2.6 équipé d’une carte de réception NovaStar A10s Pro, la limite constructeur est de 17 cabinets par port. Ce nombre dépend directement de la densité : plus le pas est fin, moins un port porte de cabinets. Notre mur de 60 cabinets demande donc au minimum quatre ports, ce qui laisse une large réserve sur un VX1000.
La liaison de données en cuivre est limitée à 100 mètres ; au-delà, on passe en fibre optique avec convertisseurs. Sur les installations sensibles, on câble en boucle de secours : si un cabinet tombe, le signal repart dans l’autre sens et le mur reste allumé. L’alimentation se chaîne également d’un cabinet à l’autre, dans une limite de nombre par ligne qui dépend de la puissance de chaque cabinet.
Nos processeurs vidéo LED sont sélectionnés en fonction du mur qu’ils pilotent, jamais l’inverse.
Les retours de techniciens sur les forums professionnels convergent avec ce que nous observons sur le terrain : l’essentiel des incidents ne vient pas des dalles, mais de l’ordre de chaînage des câbles de données, d’une cartographie de cabinets mal enregistrée, de connecteurs fatigués, et de la planéité de l’ensemble. Un mur mal aligné se voit immédiatement sur un fond uni clair, bien avant que le contenu ne soit diffusé.
Une fiche technique annonce presque toujours deux consommations. La moyenne correspond à un contenu vidéo classique ; la crête correspond à un écran entièrement blanc à pleine luminosité. Le dimensionnement électrique se fait toujours sur la crête, car un fond blanc plein écran arrive plus souvent qu’on ne le croit — une page de présentation, un logo sur fond clair, un écran de test.
Sur le modèle P2.6 pris en exemple : 40 W en moyenne et 120 W en crête par cabinet de 0,25 m², soit 160 W/m² en moyenne et 480 W/m² en crête.
Le calcul tient en une ligne : surface (m²) × puissance crête (W/m²) ÷ tension (230 V) = intensité (A). On ajoute ensuite une marge de sécurité d’environ 20 % et on répartit sur plusieurs départs protégés.
| Surface | Puissance crête | Intensité à 230 V | Départs 16 A conseillés |
|---|---|---|---|
| 6 m² | ≈ 2,9 kW | ≈ 12,5 A | 2 |
| 15 m² | ≈ 7,2 kW | ≈ 31 A | 3 |
| 24 m² | ≈ 11,5 kW | ≈ 50 A | 4 à 5 |
| 40 m² | ≈ 19,2 kW | ≈ 84 A | 7 à 8, répartis en triphasé |
Ces valeurs valent pour ce modèle précis. Un pas plus fin, une luminosité plus élevée ou un écran extérieur augmentent nettement la consommation au mètre carré.
Le réseau marocain, en 220–240 V et 50 Hz, ne pose pas de difficulté particulière tant que le tableau est dimensionné et que la terre est correcte. Trois points méritent d’être vérifiés avant l’installation : la présence d’une terre effective, indispensable à la sécurité et à la stabilité du signal ; la longueur des câbles secteur en extérieur, qui provoque des chutes de tension au-delà de quelques dizaines de mètres ; et, en événementiel, le dimensionnement du groupe électrogène, à calculer sur la crête de l’écran plus l’éclairage et la sonorisation, avec une réserve pour les appels de courant au démarrage.
Avec 8,6 kg par cabinet de 0,25 m², le modèle de référence pèse 34,4 kg/m². Un mur de 15 m² représente donc plus de 500 kg, auxquels s’ajoutent la structure porteuse, les câbles et l’habillage. Trois modes d’installation existent : l’accroche sur structure aluminium, l’assemblage au sol sur un support autoportant, et la fixation murale. Les deux premiers demandent une vérification de la charge admissible du plancher ou des points d’accroche, la troisième une vérification du mur porteur et un espace d’aération à l’arrière.
Le cabinet carré de 500 mm reste le plus polyvalent : il permet toutes les configurations et facilite le stock de rechange. Le format 500 × 1000 mm réduit le nombre de pièces à manipuler et accélère le montage des grandes surfaces, au prix d’une flexibilité moindre et d’une manutention plus lourde. Pour les scènes courbes, certains châssis proposent des verrous à angle réglable permettant une courbure concave ou convexe par pas de quelques degrés.
Les retours de techniciens sur les forums professionnels donnent un ordre de grandeur utile : un mur d’environ 190 cabinets demande près de trois jours à deux personnes, contre une longue journée avec une équipe complète — et la mise à niveau du sol ou de la structure consomme une part importante de ce temps. Une planification qui prévoit « une demi-journée » pour un grand mur mène systématiquement à un retard le jour de l’événement.
Les cabinets voyagent en flight cases, généralement par six ou par huit. Le point le plus souvent négligé reste le stock de rechange : quelques modules, une carte de réception et une alimentation de secours évitent qu’un défaut isolé n’immobilise tout l’écran. Sur une installation fixe, prévoir de l’ordre de 2 à 3 % de modules de rechange est une pratique raisonnable ; en location, la proportion est plus élevée.
Un écran d’intérieur ne s’installe pas dehors, même sous auvent. Les différences portent sur l’étanchéité, la dissipation thermique, la luminosité et le traitement des surfaces.
L’indice de protection se lit souvent en deux valeurs, une pour la face avant et une pour l’arrière : un IP65 sur les deux faces est la référence pour une exposition directe. La chaleur constitue la contrainte principale en été : au-delà d’une certaine température interne, les alimentations réduisent leur rendement et la colorimétrie dérive, d’où l’importance d’une ventilation arrière dégagée et, sur les installations fixes exposées plein sud, d’une protection contre le rayonnement direct.
La poussière et le sable encrassent les grilles de ventilation et les connecteurs, ce qui impose un nettoyage périodique. En bord de mer, l’air salin attaque les châssis et les contacts : un traitement anticorrosion des cadres et une vérification régulière des connectiques allongent nettement la durée de vie. Enfin, un écran extérieur mal orienté peut nécessiter plusieurs milliers de candelas supplémentaires uniquement à cause d’un reflet du soleil couchant.
| Usage | Pitch conseillé | Luminosité | Rafraîchissement | Type de cabinet |
|---|---|---|---|---|
| Salle de réunion, régie | P1.5 à P1.9 | 600 à 1 000 cd/m² | 3 840 Hz | Fixe, maintenance avant |
| Hall d’hôtel, accueil d’entreprise | P1.9 à P2.6 | 800 à 1 500 cd/m² | 3 840 Hz | Fixe |
| Auditorium, salle de conférence | P2.6 à P2.9 | 800 à 1 200 cd/m² | 3 840 Hz | Fixe ou semi-fixe |
| Scène, concert, festival | P3.9 à P4.8 | 1 200 à 2 000 cd/m² | 3 840 Hz | Rental, verrous rapides |
| Salon, stand, showroom | P2.6 à P3.9 | 1 000 à 1 500 cd/m² | 3 840 Hz | Rental |
| Façade, affichage extérieur | P6 à P10 | 5 000 à 8 000 cd/m² | 1 920 à 3 840 Hz | Outdoor IP65 |
| Studio, production virtuelle | P1.5 à P2.6 | 800 à 1 500 cd/m² | 3 840 à 7 680 Hz | Fixe, calibrage soigné |
Ce tableau donne un point de départ. Le contenu diffusé peut le déplacer : un mur destiné à afficher des tableaux de bord et du texte fin demande un pas plus serré qu’un mur destiné à des visuels pleine page.
Sur une scène, l’écran ne se conçoit jamais seul : la luminosité perçue dépend aussi des projecteurs qui l’entourent. Nos guides sur l’éclairage Beam et sur le choix entre Fresnel et projecteur découpe LED complètent utilement ce dimensionnement.
Le prix au mètre carré d’un écran LED dépend d’abord du pas de pixel, puisqu’il détermine le nombre de LED et de circuits de commande à installer. Viennent ensuite la marque des LED et du circuit de commande, qui conditionne la stabilité colorimétrique et le comportement à la caméra ; la construction du châssis, en tôle, en aluminium moulé ou en alliage de magnésium ; l’alimentation, poste sur lequel les écarts de qualité sont importants ; et la carte de réception.
À cela s’ajoutent des éléments qui ne figurent pas toujours sur un devis au mètre carré : le processeur vidéo, la structure porteuse, la distribution électrique, le câblage, l’installation et la mise en service — cartographie des cabinets, calibrage, réglage colorimétrique.
Deux devis ne sont comparables que lorsque ces postes sont explicités. Un prix au mètre carré très bas cache souvent une alimentation d’entrée de gamme, une carte de réception limitée ou l’absence de processeur. Les conditions de garantie et de retour font également partie de la comparaison, au même titre que la disponibilité locale des pièces.
Un pas mal adapté ne se rattrape pas : trop large, la trame reste visible ; trop fin, le surcoût ne se voit jamais à l’écran.
Un processeur au plafond de sa capacité interdit toute extension et complique la gestion des sources multiples.
L’économie réalisée sur l’électronique se paye au premier direct, sous forme de bandes défilantes à l’image.
Le premier écran blanc plein cadre fait disjoncter l’installation.
L’écart colorimétrique entre deux productions se voit sur un fond uni, et le recalibrage complet n’est pas toujours possible.
Un module défaillant sur un écran sans stock immobilise une zone entière jusqu’à réapprovisionnement.
La mise à niveau de la structure conditionne le rendu final autant que la qualité des dalles.
Le pitch, ou pas de pixel, est la distance en millimètres entre les centres de deux pixels voisins. Plus il est faible, plus l’image est fine et plus l’écran peut être regardé de près. Il détermine aussi la densité de pixels, le prix et la consommation au mètre carré.
La règle empirique du secteur donne une distance de confort d’environ deux fois le pitch en mètres : environ 5 m pour un P2.6, 8 m pour un P3.9 et 10 m pour un P4.8. En pratique, une fourchette de deux à trois fois le pitch donne un résultat plus fiable selon le contenu diffusé.
Le module est la carte qui porte les LED, généralement de 250 × 250 mm. Le cabinet, ou dalle, est le châssis qui reçoit plusieurs modules, une alimentation et une carte de réception. C’est le cabinet qui s’assemble pour former le mur, dans un format courant de 500 × 500 mm.
Un pas de 2,604 mm donne 384 pixels par mètre linéaire, soit 147 456 pixels par mètre carré. Le calcul s’obtient en divisant 1000 par le pitch, puis en élevant le résultat au carré. Un cabinet de 500 × 500 mm porte donc 192 × 192 pixels.
Dès qu’une caméra filme l’écran, 3 840 Hz constituent une base raisonnable. Le rafraîchissement annoncé étant mesuré à pleine luminosité, une dalle en 1 920 Hz peut scintiller lorsqu’elle est réglée à faible intensité, situation fréquente en studio et en captation.
Il faut comparer deux chiffres : le nombre total de pixels du mur et la capacité du processeur, puis vérifier le nombre de ports nécessaires selon la limite de cabinets par port. Un mur de 1 920 × 1 152 pixels représente 2,2 millions de pixels, largement couverts par un processeur de 6,5 millions de pixels.
Sur la base d’un modèle consommant 480 W/m² en crête, un écran de 15 m² demande environ 7,2 kW, soit près de 31 A sous 230 V, à répartir sur plusieurs départs protégés. Le calcul se fait toujours sur la crête et non sur la consommation moyenne.
Non. Un écran d’intérieur n’a ni l’étanchéité, ni la luminosité, ni la dissipation thermique nécessaires. Une exposition directe au soleil, à la pluie, à la poussière ou à l’air salin l’endommage rapidement, même sous auvent.
La méthode tient en cinq étapes : mesurer la distance réelle du public, en déduire le pas de pixel, convertir la surface en nombre entier de cabinets pour connaître la résolution obtenue, vérifier que le processeur couvre ces pixels, puis calculer la puissance électrique sur la crête. Un devis ne devient comparable qu’une fois ces cinq points établis.
LED Audio Pro, installée à Casablanca depuis 2014 et adossée à l’expérience technique de Planète Audio depuis 2001, vend, installe et met en service des écrans LED modulaires et leurs processeurs vidéo dans tout le Royaume. Décrivez votre salle, votre scène ou votre façade : nous établissons le dimensionnement complet, écran, processeur et alimentation comprise.
Demander une étude de dimensionnement — ou consulter directement nos écrans LED géants et nos processeurs vidéo LED.
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